Pour intégrer l’intelligence artificielle, les organisations devraient d’abord comprendre leurs besoins, définir les résultats attendus, préserver le jugement humain et transformer leurs données en pistes d’action. Ce sont les quatre priorités que l’équipe de Capital-Image retient de sa participation à ALL IN 2026.
Les 16 et 17 septembrenotre équipe était à ALL IN 2026 à Montréal, l’un des grands rendez-vous de l’écosystème canadien de l’intelligence artificielle (IA).
Au fil des conférences et des échanges, un constat revenait régulièrement : l’IA ouvre la porte à des solutions que nous n’aurions pas nécessairement imaginées auparavant, mais son déploiement à grande échelle soulève en parallèle des questions de plus en plus importantes.
Chez Capital-Image, cette réflexion nous accompagne déjà au quotidien. Nous avons notamment exploré dans ce blogue la place des agents d’IA dans une agence de communication, mais aussi les compétences qui permettent aux professionnels de la communication de se démarquer à l’ère de l’IA.
Quelles sont les inquiétudes principales par rapport à l’utilisation de l’IA?
Plusieurs organisations expriment des préoccupations quant à la sécurité et notre capacité à garder le contrôle sur ces technologies. À cela s’ajoutent l’empreinte environnementale liée à la puissance de calcul et à l’utilisation croissante des modèles d’IA, ainsi que les transformations du marché du travail et les enjeux de transfert des connaissances qu’elles entraînent.
Quel rôle joue l’humain dans les processus menés par l’intelligence artificielle?
Une autre idée nous a particulièrement interpellés : alors que l’on parle énormément d’IA agentique, il ne faudrait pas perdre de vue l’agentivité humaine. Plus les systèmes gagnent en autonomie, plus il devient essentiel de garder l’humain au centre des décisions et de préserver sa capacité d’agir.
Au-delà de ce que la technologie peut analyser, automatiser ou recommander, l’humain demeure celui qui apporte son instinct, son intuition, son jugement et, surtout, les valeurs qui orientent les décisions.
L’enjeu n’est donc pas seulement de conserver un humain « dans la boucle », mais de s’assurer qu’il continue d’avoir le pouvoir de questionner, d’orienter et de donner un sens à la façon dont l’IA est utilisée. Un principe particulièrement pertinent en communication, où le contexte, les nuances et la compréhension des parties prenantes demeurent essentiels.
À quelle vitesse doit-on s’adapter à l’IA?
Enfin, on sent aussi une certaine urgence dans les organisations. La crainte de perdre un avantage concurrentiel pousse plusieurs entreprises à passer rapidement des projets pilotes à des déploiements beaucoup plus vastes.
L’investissement dans l’IA ne garantit pas à lui seul un gain de productivité ou un retour sur investissement. Sans révision des processus en amont, les coûts associés aux modèles, à la puissance de calcul et à la consommation de jetons peuvent rapidement augmenter sans que leur utilisation ait nécessairement été optimisée.
Au-delà des technologies et des nouveaux outils présentés, plusieurs discussions ont ainsi fait écho aux transformations que nous observons déjà dans notre industrie.
Voici quatre réflexions que nous retenons de cette édition d’ALL IN et qui, à notre avis, méritent particulièrement l’attention des dirigeants d’entreprises.
1. Dresser le portrait de son organisation et de ses besoins avant même d’adopter l’IA
Une intégration réfléchie de l’IA commence par une bonne compréhension de l’organisation et de ses besoins. Avant d’automatiser certains processus ou d’intégrer de nouvelles solutions, il faut identifier les inefficacités, les tâches qui mobilisent inutilement du temps et les compétences que l’on souhaite développer.
Il faut prendre du recul sur l’organisation :
- Où l’organisation veut-elle aller?
- Quels objectifs cherche-t-elle à atteindre?
- Quelles sont les façons de travailler qui pourraient évoluer?
Ce bilan permet de dégager des priorités et d’établir une direction claire avant d’intégrer l’IA aux pratiques.
2. L’IA doit répondre à un problème d’affaires et offrir des résultats mesurables
La question du rendement est incontournable. Mais encore faut-il déterminer ce que l’on cherche à améliorer.
- Le temps réellement économisé, en incluant la préparation, la vérification et les corrections.
- La qualité des livrables, notamment leur exactitude, leur pertinence et leur cohérence avec les messages de l’organisation.
- Les coûts totaux, comprenant les abonnements, l’intégration, la formation et la supervision.
- La contribution aux objectifs, comme une meilleure compréhension des parties prenantes ou une détection plus rapide des enjeux.
L’objectif n’est alors pas simplement de faire plus vite, mais de mieux utiliser le temps et l’expertise disponibles. C’est pourquoi le retour sur investissement de l’IA devrait être évalué en fonction des objectifs poursuivis et des résultats obtenus, plutôt qu’à travers le seul prisme de la productivité.
Un usage pertinent de l’IA est d’abord un usage qui améliore réellement, à long terme, la manière dont une organisation comprend, décide et agit.
3. Repenser la place de l’humain et encadrer l’autonomie de l’IA
À mesure que l’IA prend une place croissante dans les organisations, une question demeure : quelle place devons-nous réserver à l’humain?
L’objectif ne devrait pas être d’automatiser tout ce qui est techniquement possible, mais de déterminer ce qui mérite de l’être. Les organisations qui tireront le mieux parti de l’IA ne seront donc probablement pas celles qui l’utiliseront le plus, mais celles qui sauront faire les bons choix entre ce qu’elles peuvent confier à la technologie et ce qui gagne à rester profondément humain.
Cette réflexion est particulièrement importante en communication, où le jugement, la compréhension du contexte, la créativité et la capacité à établir des relations demeurent au cœur de notre travail. Comme nous l’abordions récemment dans notre réflexion sur les risques de l’« AI slop » pour les entreprises, multiplier les contenus grâce à l’IA n’a que peu de valeur si ceux-ci perdent en pertinence, en authenticité ou en qualité.
4. Transformer les données en insights
Disposer de grandes quantités de données ne signifie pas nécessairement savoir les transformer en insights, il faut interpréter les résultats, les contextualiser et déterminer ce qu’ils signifient pour l’organisation et ses publics.
Chez Capital-Image, les données alimentent notre travail à toutes les étapes d’un mandat. Résultats d’affaires, comportements, sondages, données sectorielles ou tendances : notre rôle est d’identifier ce qui se cache derrière les chiffres et de transformer une information brute en compréhension pertinente, puis de la porter sur le devant de la scène médiatique.
L’IA vient renforcer cette capacité en facilitant la collecte, le croisement et l’analyse des données. À nos équipes ensuite d’en tirer les bonnes recommandations, de les contextualiser et de les transformer en histoires et en angles médiatiques pertinents.
Intégrer l’IA dans une stratégie de communication cohérente
Les réflexions retenues d’ALL IN 2026 nous ramènent à un principe : l’intégration de l’IA doit servir les objectifs de l’organisation et la qualité de ses communications.
L’intelligence artificielle transforme rapidement les communications, mais encore faut-il savoir où concentrer ses efforts et comment l’intégrer de façon stratégique et responsable. Que ce soit pour réaliser un audit de vos communications numériques, développer une stratégie GEO ou encadrer l’utilisation de l’IA au sein de votre organisation, notre équipe peut vous accompagner. Écrivez-nous pour en discuter.
Pour en apprendre plus sur tout ce qui entoure l’IA: écoutez notre épisode de balado C’est COMM ça! sur l’intelligence artificielle et la gestion du changement.
