Montréal (Québec), le 24 février 2026 – Selon la onzième édition de l’Indice CanTrust 2026 de Proof Strategies, les Québécois affichent les niveaux les plus élevés de confiance envers les autres et de satisfaction personnelle, comparativement au reste des Canadiens. Ce sondage annuel est mené par Proof Strategies, l’agence affiliée de Capital-Image.
Le sondage, mené en janvier 2026, montre que l’Indice CanTrust global atteint son niveau le plus élevé au Québec, à 51, alors qu’il était à 45 il y a un an. Les provinces de l’Atlantique suivent avec 46. Ailleurs au pays, l’indice est de 41 en Ontario, de 38 en Colombie-Britannique et de 35 dans les Prairies.
En 2026, le score de l’indice a augmenté dans toutes les régions, à l’exception de la Colombie-Britannique, où il a diminué de deux points. La hausse observée au Québec, soit de 6 points, est la plus importante, comparativement à cinq points dans les provinces de l’Atlantique et en Ontario, et à deux points dans les Prairies.
Près des deux tiers des Québécois (63 %) se disent d’accord avec l’affirmation selon laquelle « la plupart des gens sont honnêtes et dignes de confiance », tandis que près de la moitié (49 %) est d’accord avec l’affirmation « mon premier réflexe est de faire confiance aux gens ». Lorsqu’on leur demande s’il devient de plus en plus difficile de faire confiance aux gens, les Québécois affichent le plus faible niveau d’accord, à 55 %, comparativement à 60 % en Ontario, à 69 % en Alberta, à 71 % en Colombie-Britannique et à 72 % au Manitoba et en Saskatchewan.
Les Québécois déclarent aussi le plus haut niveau de satisfaction globale, comparativement aux autres Canadiens. En moyenne, la satisfaction est de 63 % au Québec, contre une moyenne nationale de 58 %, en hausse par rapport à 51 % en 2021. Dans les autres régions, la satisfaction s’établit à 52 % en Alberta, à 53 % au Manitoba et en Saskatchewan, à 54 % en Colombie-Britannique, à 57 % en Ontario et à 61 % dans les provinces de l’Atlantique.
« Les Québécois sont en tête pour faire progresser le sentiment de confiance globale au pays », a déclaré Silvie Letendre, présidente de Capital-Image. « Dans un contexte mondial marqué par l’instabilité et la montée de la désinformation, la confiance est devenue une force de stabilité essentielle. Quand les gens font confiance à des sources crédibles, ils sont plus aptes à comprendre et à aborder des enjeux complexes. »
Dans l’ensemble, le plus récent Indice CanTrust de Proof Strategies montre que la confiance au Canada demeure solide, et que davantage de Canadiens se tournent les uns vers les autres, ainsi que vers les institutions qui contribuent à l’identité nationale. La confiance entre les personnes progresse positivement, et l’on constate un regain d’appréciation pour les organisations qui démontrent un engagement clair envers la prospérité du Canada, que ce soit par une propriété canadienne ou par des investissements qui créent des emplois et renforcent l’économie.
« La dernière année a été marquée par de l’hostilité et de l’intimidation de la part de la Maison-Blanche. Si on ne peut pas faire confiance au monde qui nous entoure, on peut au moins se faire confiance mutuellement », a déclaré Bruce MacLellan, fondateur et président du conseil d’administration de Proof Strategies. « Dans un monde fracturé, la confiance envers l’Équipe Canada se resserre. »
La confiance au Canada demeure solide
« Le Canada est une société pluraliste et diversifiée au travail, à l’école et au sein des familles, et la confiance est en hausse », a ajouté Bruce MacLellan. « Le repli sur soi est peut-être un indicateur aux États-Unis ou ailleurs, mais ce n’est pas ce qu’on observe sur la place publique au Canada. »
Les Canadiens se tournent de plus en plus les uns vers les autres, ainsi que vers les institutions qui rassemblent le pays. La confiance est en hausse dans presque tous les grands secteurs. Les organismes sans but lucratif gagnent 7 points (57 %) par rapport à l’an dernier. Les médias d’information progressent de 8 points (45 %), les gouvernements de 4 points (40 %) et les petites et moyennes entreprises de 5 points (45 %). Seules les grandes entreprises enregistrent un recul, en baisse de 6 points à 27 %. Ces améliorations portent le score national global de confiance à 42 %, soit une hausse de 4 points qui témoigne d’un climat de confiance solide.
Le premier ministre Mark Carney est le leader national qui inspire le plus confiance, à 45 %, comparativement à Pierre Poilievre qui obtient 33 %. Au Québec, le niveau de confiance envers M. Carney est similaire, à 46 %, mais la confiance envers M. Poilievre y est plus faible, avec seulement 25 %.
La confiance envers l’affirmation selon laquelle « le système électoral est équitable » atteint un sommet en sept ans, à 58 %. Du côté des grandes institutions publiques, la confiance envers le système de santé a augmenté de 4 points (58 %) par rapport à l’an dernier, et la confiance envers la Cour suprême du Canada a progressé de 5 points (59 %). Les institutions chargées de protéger le pays demeurent aussi à un niveau élevé, avec une confiance de 61 % envers les Forces armées canadiennes et de 59 % envers la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
La confiance envers les gouvernements, lorsqu’il s’agit d’agir dans l’intérêt public, s’est aussi renforcée, atteignant 40 % cette année. Il y a cinq ans, en 2021, pendant la pandémie de COVID-19, elle se situait à 32 %.
Les Canadiens accordent beaucoup d’importance aux entreprises qui mettent le pays au centre de leurs préoccupations. Investir dans des emplois au Canada et contribuer à l’économie fait partie des principaux facteurs : 67 % des Canadiens disent que cela rend une entreprise plus digne de confiance à leurs yeux. Le fait d’être détenue par des intérêts canadiens est presque aussi déterminant, 65 % indiquant que la propriété canadienne accroît leur confiance. Le fait d’être à l’écoute des besoins des employés demeure le principal facteur de confiance envers les entreprises, à 70 %.
Enfin, la confiance entre les personnes est aussi en hausse. Les deux tiers (66 %) des Canadiens sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle « la plupart des gens avec qui je fais affaire sont honnêtes et dignes de confiance », comparativement à 63 % en 2025. Cette réponse est similaire dans toutes les régions du pays.
Des opinions partagées sur la vaccination
Dans l’ensemble, la confiance envers le système de santé canadien a grimpé à 58 %, comparativement à 52 % en 2024, ce qui la rapproche des niveaux d’avant la pandémie. La confiance envers Santé Canada pour approuver les médicaments d’ordonnance dans le meilleur intérêt des Canadiens s’établit à 69 %.
On observe toutefois que le sujet de la vaccination divise encore les canadiens, puisque 21 % des répondants disent qu’ils « ne se feront pas vacciner ». Cette proportion est la plus élevée en Alberta (29 %) et la plus faible en Colombie-Britannique (14 %). Elle est de 23 % en Ontario et de 20 % au Québec.
Près du quart des Canadiens disent avoir refusé un vaccin pour eux-mêmes après qu’il leur a été recommandé par un médecin, et 17 % disent l’avoir refusé pour un enfant à charge.
De plus, les Canadiens ayant déjà refusé un vaccin citent les risques perçus comme principale raison. La moitié de ceux qui ont refusé un vaccin pour eux-mêmes disent avoir surtout été préoccupés par les effets secondaires ou d’éventuelles conséquences négatives, tandis que 10 % indiquent avoir refusé parce qu’ils ne croient pas à la vaccination. Selon les groupes d’âge, le coût est une considération plus importante chez la génération Z et les baby-boomers : 27 % et 31 % placent cette raison dans leurs deux principales, respectivement.
Lorsqu’ils acceptent un vaccin, le tiers (33 %) des Canadiens disent que leur principale raison est qu’il a été largement étudié pendant cinq ans ou plus, et 25 % indiquent plutôt que leur principale raison est qu’ils comprennent l’équilibre entre les risques et les bénéfices.
Les Canadiens continuent de faire confiance à leurs médecins pour obtenir de l’information fiable. En matière d’information liée aux vaccins, les sources les plus dignes de confiance comprennent le médecin de famille (78 %), les médecins spécialistes (74 %), les pharmaciens (72 %) et les pédiatres (71 %). Fait à noter, comme sources d’information sur les vaccins, 26 % disent faire confiance aux animateurs de radio et aux animateurs de balados, 26 % font confiance aux outils d’IA, et 27 % disent faire confiance aux leaders religieux.
« Les quatre sources les plus dignes de confiance au sujet des vaccins ont un point en commun : elles portent toutes un sarrau blanc », a déclaré Jennifer Zeifman, vice-présidente principale et responsable nationale du groupe Santé et mieux-être, chez Proof Strategies. « Quand il est question de décisions en matière de santé, il faut encourager des échanges avec les experts auxquels les Canadiens font le plus confiance. »
L’IA, un partenaire auquel les Canadiens font peu confiance
Même si de plus en plus de Canadiens utilisent l’intelligence artificielle, la confiance suit la tendance inverse. Parmi les Canadiens qui utilisent l'IA, 57 % le font de façon régulière ou occasionnelle, en comparaison avec 43 % l’an dernier. Toutefois, 29 % des Canadiens disent avoir confiance que l’IA aura des effets positifs sur l’économie, en baisse par rapport à 33 % en 2025. Au Québec, la proportion des personnes qui estiment que l’IA aura un effet positif sur l’économie est la même que la moyenne canadienne, soit 29 %, mais ce chiffre a reculé depuis 2016, où il atteignait 47 % et constituait le plus élevé au pays.
Le tiers (33 %) des Canadiens croient que l’IA améliorera l’expérience client. Au Québec, ce taux est de 37 %, le plus élevé de toutes les régions du Canada. En parallèle, les Canadiens sont de plus en plus sceptiques à l’égard des sources qu’ils consultent, alors qu’une part grandissante du contenu est produite par l’IA. La proportion de personnes qui estiment que les sources d’information deviennent plus dignes de confiance a diminué de 22 % à 17 %, tandis que 46 % disent maintenant que l’IA rend l’information moins digne de confiance.
Si la proportion de Canadiens qui disent que l’IA rend les sources d’information plus dignes de confiance a reculé de cinq points (à 17 %), la confiance envers les médias traditionnels d’information, quant à leur compétence et à leur capacité de prendre des décisions éthiques, est en hausse. Elle a augmenté de huit points, pour atteindre 45 %.
« L’utilisation de l’IA augmente rapidement, mais la confiance ne suit pas », a constaté Bruce MacLellan. « Par contre, les organisations qui combinent une stratégie d’IA avec la mise en œuvre d’une communication transparente et d’une gouvernance responsable pourraient, avec le temps, contribuer à renforcer la confiance des Canadiens. »
Cette hésitation à faire confiance à l’IA ne se manifeste pas de la même façon chez nos voisins du sud. Aux États-Unis, la population fait confiance à l’IA pour améliorer l’expérience dans tous les grands secteurs, notamment la santé, le commerce de détail, l’éducation, les services gouvernementaux et les services financiers. En moyenne, 44 % des Américains croient que l’IA soutiendra les secteurs d’activité, comparativement à 33 % des Canadiens. (Données américaines de novembre 2025.)
Les données CanTrust 2026 indiquent aussi un possible écart lié au type d’emploi quant à l’optimisme envers l’IA. Soixante-deux pour cent (62 %) des personnes occupant des postes de haute direction croient que l’IA améliorera l’expérience client, alors que le niveau de confiance est beaucoup plus faible chez les gestionnaires intermédiaires, le personnel administratif, les travailleurs spécialisés et les travailleurs de première ligne. De même, 59 % des membres de la haute direction font confiance à l’IA pour contribuer à l’économie, comparativement à 29 % de l’ensemble des Canadiens sondés.
« Seulement le tiers des Canadiens font confiance au gouvernement fédéral pour encadrer correctement l’IA. Ottawa doit avancer prudemment et justifier toute nouvelle mesure », a ajouté M. MacLellan.
Une occasion de renforcer la confiance
La confiance n’est pas binaire. De nombreux répondants se situent juste sous le seuil de confiance et accordent souvent une note de quatre sur sept à différentes catégories. Ils représentent un large échantillon de Canadiens, qui font confiance à certaines choses et en remettent d’autres en question. Ce « groupe déterminant » peut évoluer grâce à une meilleure communication et à des actions concrètes. Pour les organisations, les marques et les dirigeants, cela représente de réelles occasions de gagner la confiance, ou le risque de la perdre faute d’agir.
Plus de dix ans de données canadiennes sur la confiance
Depuis 2016, l’Indice CanTrust de Proof Strategies suit l’évolution de la confiance au Canada et la façon dont elle se bâtit et s’exprime. Conçue au Canada et pour le Canada, cette recherche examine, au fil du temps, les tendances de confiance sur les plans politique, social et économique. L’étude de 2026 a été menée du 7 au 15 janvier 2026. Le rapport fait aussi référence à la recherche américaine de Proof sur la confiance, réalisée du 5 au 12 novembre 2025.
À propos de Proof Strategies
Proof Strategies est un partenaire spécialisé en communication, affaires publiques et relations gouvernementales qui « pose de meilleures questions ». Fondée en 1994, Proof Strategies est une agence canadienne indépendante ayant obtenu plus de 350 prix et récompenses pour le travail accompli pour ses clients et son leadership dans l’industrie. Parmi ces prix se trouvent notamment celui du Meilleur lieu de travail au Canada en 2010 par Great Place to Work™, le prix de l’agence « de grande taille » de l’année en 2020 et 2023 par la Société canadienne des relations publiques, ainsi que la certification Entreprise généreuse en 2024 par Imagine Canada. L’Indice CanTrust de Proof Strategies est une référence en matière de données sur la confiance au Canada. Apprenez-en davantage en visitant le getproof.com et suivez @get_proof sur LinkedIn et Instagram.
À propos de Capital-Image
Fondée en 1989, Capital-Image est une agence de communication intégrée basée à Montréal, dotée d’une équipe de professionnels multidisciplinaires. Les opérations de Capital-Image sont certifiées A+, la norme d’excellence en matière de qualité professionnelle et de service pour les cabinets de relations publiques au Québec, tel que déterminée par l’ACRPQ. Elle a également été l’une des premières agences montréalaises à être certifiée carboneutre.
Depuis plus de 30 ans, Capital-Image est partenaire de l’agence Proof Strategies, qui possède des bureaux à Toronto, Ottawa et aux États-Unis. Apprenez-en davantage en visitant le capital-image.com et suivez-nous sur LinkedIn et Instagram.
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Contact pour les médias :Stéphane Vaillancourt
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