L’état du commerce de détail, notre article sur la conférence Hop du CQCD

Commerce de détail

Depuis plusieurs mois, le commerce de détail ne va pas très bien au Québec. Après la chute de Jacob, Mexx, Smart Set, Sony et la grande recrue canadienne : Target, rien ne va plus. Pire encore, la saignée n’a pas l’air terminée. Plusieurs entreprises semblent avoir un « pied dans la porte ».

Quelle mouche peut bien avoir piqué le commerce de détail?

Lors de l’événement Hop du Conseil québécois du commerce de détail, certains panelistes ont présenté des théories pour expliquer la faible augmentation des ventes au Québec (2,65 %, la plus basse au Canada). Voici mes préférées :

  • Les Québécois sont plus conservateurs. Il suffit de regarder la baisse du prix de l’essence qui offre un plus gros pouvoir d’achat, mais ce pouvoir d’achat ne s’est pas traduit en augmentation des ventes.
  • L’austérité nous fait épargner plutôt que dépenser.
  • Le consommateur québécois migre vers le commerce en ligne.

Et si l’hypothèse du cybercommerce était plus vraie que l’on pense?

Selon un sondage du Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO), on précise qu’un adulte québécois sur deux (49 %) a fait des achats en ligne en 2014. Par contre, bien que cette pratique soit devenue plus fréquente pour les consommateurs québécois, à peine un quart des achats en ligne faits au Québec ont été réalisés auprès de détaillants québécois. Ce sont les sites de nos voisins (Américains et Canadiens anglais) qui ont recueilli la majeure partie des ventes soit respectivement 48 % et 10 % des commandes.

De plus, selon le site branchonslespme.ca, 88 % des PME n’ont pas de plateforme de commerce en ligne et une PME sur deux n’a même pas de site web.

La solution pour le détail au Québec?

Plusieurs prônent l’implantation d’une taxe ou de mesures protectionnistes, mais à l’heure actuelle, il faut profiter de la conjoncture. Le dollar canadien est faible et acheter aux États-Unis peut être très coûteux pour le consommateur canadien et québécois. Il faut profiter de cet avantage pour se relever, se retrousser les manches et faire fleurir notre commerce électronique « made in Québec ».

Une fois que le site est lancé, comment peut-on marier communication et commerce électronique?

Ce n’est pas tout d’être virtuellement présent. Comme pour un commerce avec pignon sur rue, il faut aussi avoir des visiteurs pour faire des ventes.

Les relations blogueurs

Les blogueurs sont omniprésents dans le paysage médiatique en ligne. Ils ont une grande influence sur leur lectorat et peuvent facilement donner de la visibilité à votre marque et des visiteurs à votre site. De plus, les blogueurs ont souvent des angles de couverture très pointue ce qui vous permet d’approcher votre clientèle type de façon très précise.

Un simple essai de vos produits ou services peut facilement vous générer de l’achalandage web et des ventes.

Statistiques du blogue Surdeuxroues.orgPour vous prouver le tout, voici les statistiques de clics sur les liens externes du blogue surdeuxroues.org en juillet 2014. À la suite de l’essai d’une veste de vélo, la page Kickstarter et le site de Marc de Storm ont reçu 69 visites en un mois. Si l’on extrapole sur une période de 12 mois, ce seul essai aura envoyé 828 amants du vélo dans la boutique en ligne du fabricant de vêtements sportifs montréalais.

Les médias sociaux et blogues d’entreprise

Devenez votre propre média, connectez avec vos futurs clients et renseignez ceux et celles qui s’intéresse au domaine dans lequel vous êtes en affaires. Bref, vous vendre et parler de votre expertise restent les meilleurs moyens de convaincre les acheteurs que vous êtes le détaillant de confiance.

De plus, publier un blogue vous permettra d’être plus facilement référencé par les moteurs de recherches, ce qui veut dire que les gens vous trouveront plus aisément lors de leurs recherches sur Google, Bing ou Yahoo.

Statistiques Cefrio

 

Les relations avec les vloggeurs

Les vloggeurs sont de cyber vidéo journalistes. Comme les blogueurs, ils ont un public intéressé par des sujets très précis et ont de fidèles auditoires.

Ils sont très populaires auprès des jeunes et vont souvent se servir des produits et services offerts par les entreprises pour donner des conseils à leur public. Vous faites une pierre deux coups en leur faisant tester vos produits. Ils font une démonstration de votre produit et partagent le mode d’emploi.

En conclusion…

La compétition n’est plus locale et votre clientèle peut se trouver à grande distance de chez vous. L’important est d’être compétitif. Le web peut vous permettre de l’être. La preuve, vous lisez notre blogue. Vous êtes arrivés soit par les médias sociaux ou par un moteur de recherches et vous deviendrez probablement notre client en cliquant ici.

À bientôt!

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